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Date de création : 19.10.2011
Dernière mise à jour :
31.01.2013
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INTRODUCTION
Depuis plus d’une décennie, un phénomène très peu orthodoxe est observé en Afrique ; principalement en Afrique Centrale (Cameroun – Gabon) et en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso – Sénégal). En effet, il ne se passe pas un an sans que des cas de transes individuelles ou collectives des élèves (des élèves de sexe féminin notamment) ne soient signalés au sein des établissements scolaires des différents pays de ces régions[1].
Pour peu habituel que soit ce phénomène, une partie de la société (Autorités Etatiques – Journalistes – Médecins et autres scientifiques…) pour l’expliquer se retranche volontiers derrière les définitions de la transe[2] que donnent les livres. Par exemple, Le Petit Larousse Illustréla définit comme un « Etat d’exaltation de quelqu’un qui est transporté hors de lui-même et du monde réel ; convulsions – Manifestations extérieures marquant cet état ». Le Grand dictionnaire de Psychologie quant à lui la définit comme un « Etat modifié de conscience, caractérisé par une réduction de la sensibilité aux stimulations, une altération ou même une perte transitoire du contact avec le milieu extérieur » (De Rosny, 2011). Ainsi, par rapport aux causes du phénomène, cette tranche de la société fonde ses hypothèses sur la raison.
Mais, cette approche explicative du phénomène ne fait pas l’unanimité dans toutes les couches sociales. En effet, une autre tranche de la société représentée principalement par les familles d’élèves touchés, les hommes d’église, les chefs traditionnels, etc. pense que le phénomène a des origines mystiques (principalement la sorcellerie).
Toutefois, malgré les divergences d’explications sur les origines de ce phénomène, il n’en demeure pas moins que ses conséquences négatives sur la collectivité en général et les victimes en particulier font l’unanimité. En effet, en ce qui concerne les victimes tout d’abord, il y’a des risques que ces dernières aient à court et moyen terme des troubles psychologiques. En ce qui concerne la collectivité ensuite, il y’a des risques de graves troubles sociaux. On peut citer entre autres troubles sociaux des mouvements d’humeur et des manifestations de la population à la suite de ces faits. Une autre conséquence négative que ce phénomène pourrait avoir sur la collectivité s’il perdure serait l’abandon progressif des établissements scolaires par les élèves qui ne se sentiront plus en sécurité en leur sein ; ceci ne pouvant être que néfaste pour toute société. C’est ainsi que ces faits interpellent au premier chef la communauté éducative africaine et notamment l’enseignant africain qui, du fait d’être en contact permanent avec les élèves doit s’outiller pour pouvoir faire face au moment venu à ce genre de situations. En outre, quand on connait la place de l’éducation dans le processus de développement économique et sociale d’un pays, on peut dire que les phénomènes de transes dans les établissements scolaires en Afrique constituent un problème qui doit être maîtrisé et contenu.
Il devient donc impératif pour tous de comprendre véritablement, si ce n’est de pouvoir expliquer clairement la récurrence de ce phénomène afin de le résorber voire de l’éradiquer. C’est ainsi que dans le cadre de ce travail, nous nous proposons de présenter au préalable et plus en détail les différentes approches d’explications du phénomène, avant d’identifier les solutions probables à ce problème.
I. TENTATIVE D’EXPLICATION SUR LA RECURRENCE DU PHENOMENE
Comment pourrait-on expliquer la récurrence du phénomène de transes dans les établissements scolaires en Afrique ? Pour répondre à cette question, nous allons nous appuyer sur deux approches standards d’explication de ces faits à savoir : l’approche rationnelle tout d’abord et l’approche spirituelle ensuite.
1) Approche rationnelle
Les postulats de l’approche rationnelle d’explication du phénomène de transe dans les établissements scolaires en Afrique sont basés sur des raisonnements logiques. Ce n’est donc pas étonnant que la majorité de ceux qui soutiennent cette thèse sont en majorité des intellectuels, des scientifiques. Deux volets principaux fondent cette approche : le volet médical et le volet psychologique.
a. Sur le plan médical
Médicalement, ce phénomène est expliqué principalement par un processus de déshydratation.
En effet, selon le docteur Etienne Tatou : « on peut suspecter une crise de convulsion symptomatique d’une déshydratation cellulaire ». Cette déshydratation cellulaire est une perte excessive d’eau ; ses premiers signes étant la fatigue et la convulsion. Ceci expliquerait pourquoi ces faits s’intensifient pendant la saison sèche et se manifestent le plus souvent lors d’activités sportives ou de plein air ou encore dans une salle peu aérée recevant le soleil de plein fouet (Hayatou et al, 2009).
De plus, il faut noter qu’à cela s’ajoute le fait que la majorité des victimes aient en général des organismes déjà fragilisées :
·par des maladies (paludisme, asthme, hypoglycémie,…),
·par des travaux domestiques trop importants (notamment les filles),
·par une alimentation non équilibrée.
C’est ainsi que Mr Bernard Balingim surveillant général au Lycée Bilingue d’Essos à Yaoundé (Cameroun) déclare à la suite d’un cas de transe dans cet établissement le 19 novembre 2005 : « Il s’agit en fait d’enfants qui souffrent de maladies non signalées. Tous ces enfants ont des antécédents asthmatiques » (Kom, 2005).
b.Sur le plan psychologique
Sur le plan psychologique, on peut classer l’état de transe que vivent certains élèves dans les établissements scolaires en Afrique dans la catégorie de l’état de transe spontanée[3].Divers circonstances peuvent favoriser l’apparition de ce type de transe à savoir : la confusion, la saturation de la conscience par la surinformation, l’anxiété et le stress (Bernard, 2009).
C’est ainsi que, pour expliquer le phénomène de transe dans les établissements scolaires de son pays, Roch Armel Bakyono parapsychologue burkinabé déclare : « En réalité cela est dû, à mon sens, à un phénomène émotionnel. Lorsqu’une première personne tombe en transe les autres suivent après. C’est la première personne qui influence les autres. Cette transe peut être due aussi à une peur. Lorsque dans un groupe donné une personne est fortement influencée par une forte émotion, cette émotion pénètre dans son subconscient et la fait basculer dans une transe. D’autres personnes étant aux alentours peuvent être influencées par l’état de la personne en transe, d’où la naissance d’une transe collective » (Lefaso.net, 2010).
Les filles étant physiologiquement plus émotive que les garçons, ces hypothèses psychologiques d’explications éclairent donc le fait que ce phénomène touche en grande partie les filles.
Un cas palpable confirmant cette approche psychologique d’explication de ce phénomène est celui d’un cas de transe dans une classe au lycée d’Akwa de Douala (Cameroun) le 13 décembre 2001. En effet, selon le Père Eric De Rosny, « la clé du mystère réside dans une plante locale, le toi la mbo ». Cette plante à qui l’on prête des pouvoirs occultes est farouchement redoutée par les résidents de la ville de Douala. Il a donc suffi à une élève de découvrir que l’intendant de l’établissement faisait pousser le toi la mbo au sein du lycée pour déclencher chez elle et ses camarades de classe aussitôt mises au courant un vent de panique (De Rosny, 2011).
Mais, malgré que l’approche rationnelle éclairent au mieux sur les origines du phénomène de transe dans les établissements scolaires en Afrique, ces explications ne satisfont pas l’ensemble de la population ; d’où l’approche spirituelle.
2)Approche spirituelle
Deux volets fondent l’approche spirituelle d’explications du phénomène de transes dans les établissements scolaires en Afrique : le volet traditionnel (culturel) et le volet religieux.
a.Sur le plan traditionnel (culturel)
Quand on connaît la place de la transe dans la culture africaine, il n’est point surprenant que certains apparentent les cas de transe dans les établissements scolaires aux transes traditionnelles. En outre, le fait que les chefs traditionnels sont souvent invités à procéder à des rites à la suite d’un cas de transe dans un établissement scolaire confirme les théories qui attribuent à ce phénomène des causes d’ordre culturel.
Mais, dans la société traditionnelle africaine, l’état de transe a besoin de certaines conditions matérielles (le déclencheur) pour se produire ; à l’instar des : rythmes des instruments à percussion, chants, odeurs de plantes brûlées, absorptions de certains condiments, etc. Quel est donc le déclencheur de transes dans les établissements scolaires africains ?
Selon ceux qui soutiennent la thèse traditionnelle d’explication du phénomène de transes dans les établissements scolaires africains, le déclencheur de ces transes serait le plus souvent une transgression des lois traditionnelles.
C’est ainsi que le Père Eric De Rosny parlant de la plante toi la mbo dans le cas de transes du lycée d’Akwa de décembre 2001 déclare : « Cette plante n’a servi que de déclencheur » (De Rosny, 2011). De même, une source du milieu traditionnel de N’Gaoundéré (Cameroun) déclarait à la suite d’un cas de transe collective au Lycée Classique le 27 octobre 2005 : « Ces transes surviennent après la coupe des arbres au lycée classique en vue de la construction de la clôture de cet établissement. Les arbres constituant un gîte pour les esprits, il est souvent conseillé, surtout dans les lieux publics, de se rapprocher des autorités traditionnelles et religieuses afin que les sacrifices ou incantations nécessaires soit effectuées » (Kom, 2005).
On pourrait dire que les transes dans les établissements scolaires véhiculent donc un message. Elles appartiennent à la catégorie de transes traditionnelles que les anthropologues appellent : « la transe de la médiation » (De Rosny, 2005).
b.Sur le plan religieux
L’église ne tolère pas les phénomènes de transe sauf lorsqu’ils sont dus à un climat de chaleur et d’émotion qu’elles créent au cours des cérémonies. Il n’est donc pas étonnant que l’église et les fidèles réprouvent le phénomène de transes dans les établissements scolaires en Afrique et voient dans ces cas de transe l’empreinte des démons.
Cette théorie est souvent confirmée par les dires des victimes pendant qu’elles sont en transe. C’est le cas de Fatime élève au lycée de Mora (Cameroun) qui affirmait pendant sa transe en septembre 2005: « Nous somme cinquante trois au lycée à avoir été pris » (Kom, 2005).
C’est ainsi que Bernard Kom chercheur indépendant du C.P.R.S.[4] déclare : « Ces déclarations étranges de victimes traduisent indubitablement une implication de la sorcellerie dans ces transes. Ils s’en dégagent aussi que des personnes sorcières, sectaires etc. ont choisi désormais d’ensorceler la jeunesse, certainement en vue d’atteindre leurs ambitions matérialistes et satanistes ».
En dépit de la multiplicité des approches d’explication du phénomène de transe dans les établissements scolaires en Afrique, ses conséquences négatives (troubles psychologiques et sociaux) font l’unanimité. Kamina Brochka déclare en effet : « La répétition de l'état de transe spontané entraîne de lourdes conséquences pour l'équilibre mental ». De même, on peut parler de la ville de Figuil au Cameroun où la sous-préfecture avec certains domaines privés furent saccagés à la suite d’un cas de transe collective au lycée technique et classique de Figuil (Hayatou et al 2009). Il est donc important de trouver des solutions pour venir à bout de ce phénomène.
II.APPROCHES DE SOLUTION
Sur le plan rationnel
Sur le plan spirituel
CONCLUSION
1995 | Lycée de Santchou | Cameroun |
13/12/2001 | Lycée d’Akwa | Cameroun |
27/09/2005 | Lycée de Mora | Cameroun |
27/10/2005 | Lycée Classique de N’Gaoundéré | Cameroun |
19/11/2005 | Lycée Bilingue d’Essos | Cameroun |
18/04/2008 | Lycée Lamine Guèye | Sénégal |
20/05/2010 | Lycée Espoir Tegawendé de Ouagadougou | Burkina-Faso |
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
·Bernard, F. (2009), « Hypnose médicale : intérêt immédiat et développements possibles en anesthésie-réanimation ». Webanesthésie 2009 ; 3:09024
·Brochka, K., http://www.eutraco.com/cristal/mag/tra.html
·De Rosny, E. (2011), « ‘TRANSES AU LYCEE, EN AFRIQUE CENTRALE’ Quand la tradition refait surface », Etudes, 2011/4, Tome 414, Pages (451-462).
·Interview du Dr Etienne Tatou
·Lefaso.net.(2010), http://www.lefaso.net/spip.php?article36853
·Hayatou, O. et al. (2009), « LES PHENOMENES DE TRANSE DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES AU CAMEROUN », E.N.S. – D.I.T.E.
·Kom, B. (2005), « ENSEIGNEMENT SECONDAIRE AU CAMEROUN : DES ELEVES EN TRANSES », C.P.R.S.
·MERLET, P. et al. (2005), Le Petit Larousse Illustré, Larousse, Paris, 1855 pages.
[1] Le premier cas recensé officiellement est celui du lycée de Santchou (Cameroun) en 1995 où les jeunes filles tombaient après chaque levée des couleurs. Voir l’annexe de ce document à la page pour une présentation non exhaustive d’autres cas.
[2] Pour plus de détail sur la « Transe », voir annexe P.
[3] Selon K. Brochka un médium internationalement reconnue, l’état de transe peut être spontané, provoqué ou simulé. Spontané, il fait suite à un état d'exaltation qui pousse au paroxysme et transporte celui qui le vit hors de lui-même, hors du réel. Il entraîne souvent des gestes désordonnés, des discours outranciers, des convulsions, des cris, des chutes et bien d'autres manifestations extérieures. Les informations perçues ont un caractère hallucinatoire. Une vive inquiétude, l'angoisse, l'approche d'un danger peuvent déclencher un état de transe spontanée.
[4] Centrale Panafricaine de Recherches Scientifiques
merci pour ces declarationsJ'ai été témoin de deux cas de trances jusque là, le premier était ma voisine au collège et le second cas ma matrone dans mon lieu de travail. Ces deux cas ont une similitude et j'en conclu que ce phénomène serai dû d'abord au stresse, la fatigue et surtout aussi a la fragilité de l'individu pour des raisons qui m'echappent encore. Toute ces personnes ont développer ces crises suite à une angoisse.Ecrire un commentaire